Entre les serviettes hygiéniques lavables et les tampons : quel choix pour des règles écologiques ?

Pas toujours facile de se prononcer en faveur d’une coupe menstruelle, d’un tampon, ou de serviettes hygiéniques lavables. C’est pourtant une situation à laquelle les femmes se trouvent confrontées, au moins une fois dans leur vie. Et quand on commence à considérer les impacts environnementaux, cela peut devenir encore plus sensible.

Tampon, serviette hygiénique lavable ou coupe menstruelle…les femmes ne savent pas toujours quel choix faire pour leurs menstruations. Quelle est la meilleure alternative pour traverser au mieux le cycle menstruel si sensible tout en respectant sa santé et la planète ? En la matière, il y a des options plus nocives que d'autres et il faut garder à l’esprit les caractéristiques, avantages et inconvénients de chaque réponse. Bien tenir compte aussi de ses propres priorités en terme de confort personnel, mode de vie, budget financier et volonté de réelle implication écologique. Tous ces critères vous permettront de mieux trancher.

Nous allons voir, pour des règles respectant au mieux l’environnement écologique, quel est le meilleur choix, mais il faut reconnaître que le débat est ouvert.

 

Coupes et tampons : 1er affrontement

La coupe menstruelle se présente sous la forme d’une petite cloche (ou entonnoir) disposant de bords arrondis. Faite en silicone, elle rencontre un vrai succès auprès de toute une génération de femmes. Il faut lui reconnaître de nombreux avantages : déjà elle peut se réutiliser. Cet usage recyclable à multiples reprises peut s'étendre de 5 à 10 ans selon le soin et l'entretien apportés à la cup et cela n'est pas négligeable puisqu'en plus d’être bio (silicone médical), elle en devient très économique. Précisons que la coupe menstruelle est faite en silicone médical donc non allergène et très souple. Elle se positionne à l’entrée du vagin et ne recueille que le sang : pas les sécrétions vaginales qui nettoient la muqueuse, ni la flore intime protectrice des infections. La cup est introduite plus ou moins aisément les premières fois dans la partie vaginale, un peu comme le tampon. Mais à l'inverse du tampon, elle n’a pas d’effet absorbant et se consacre seulement au recueil du sang. Elle nécessite donc une vidange régulière et un nettoyage à l’eau claire pour d’autres emplois. Il est vraiment déconseillé de garder une cup plus de 10 - 12 h par jour ; cela semble une durée maximale. Il faut donc garder à l'esprit de laisser respirer votre intimité, de laisser le sang s'écouler naturellement au cours des règles quitte à adopter en complément de la cup des serviettes lavables pour alterner. 

Quant au tampon, il fait partie des grands classiques de protection du cycle menstruel. Sa réputation en matière écologique n’est pas reluisante car il génère des substances toxiques dès sa fabrication et au cours de son utilisation. Les fibres artificielles utilisées dans les tampons et les serviettes, telle la viscose, sont abrasives. Lorsqu’un tampon s’allonge, il exerce une pression sur la région utérine, provoquant de petites coupures. On a trouvé des filaments de fibre de tampons dans les muqueuses vaginales et dans les trompes de Fallope qui conduisent à l’ovule.  Les tampons sont composés d’un mélange de coton (cultivé à grand renfort de pesticides toxiques) et de viscose (ou rayonne en anglais), une matière artificielle très absorbante, obtenue à partir de la pâte de cellulose des arbres. De nos jours, les ingrédients toxiques contenus dans les tampons et les serviettes jetables incluent de l’aluminium, des alcools, des additifs de parfum (particulièrement irritants) et des hydrocarbures, sans oublier les pesticides.  Pire encore, les procédés de blanchiment des tampons laissent des résidus de dioxine. La paroi vaginale étant très absorbante, les substances chimiques qui les composent n’ont alors aucune difficulté à pénétrer l’organisme. Le problème est que le corps ne sait pas s’en débarrasser et qu’il accumule au fil du temps, toutes ces toxines dangereuses pour la santé. 

S’il est apprécié pour la liberté qu’il procure, la contrepartie est considérablement élevée. Sans compter qu'il est impossible de trouver la composition exacte des produits qui les composent. Aucune des grandes marques n’a poussé le zèle jusqu’à mentionner les constituants de ses tampons ou serviettes vendus sur le marché, dans la plus grande ignorance des consommatrices. Une option à balayer, d'autant que l'argument pratique de son usage à la piscine laisse deviner ce que la paroi vaginale peut absorber de bactéries depuis le fil du tampon.

Autres alternatives écologiques

Il existe des entreprises qui produisent des tampons et des serviettes en coton non blanchis. Certaines utilisent même du coton biologique. Le prix est souvent plus élevé que les protections classiques. Toutefois, il est équivalent à celui des grandes marques qui ont des coûts marketing importants.
Encore une autre solution rarement mise en avant, l’éponge de mer naturelle. Elle doit être rincée toutes les 3 heures. Sa durée de vie est de 6 à 8 cycles.


Les serviettes hygiéniques bio restent l'alternative gagnante

On en parle de plus en plus et cela devient plus qu’évident, les serviettes hygiéniques lavables sont les meilleures alternatives. En matière de critères écologiques, elles sont imbattables. Ce sont des serviettes fabriquées avec des matières inoffensives et hypoallergéniques comme le coton bio. Aussi simple d’utilisation qu’une serviette jetable, la serviette lavable est composée d’une face absorbante (en contact avec la vulve) et d’une face imperméable (en contact avec le fond du sous-vêtement). Selon la capacité d’absorption, un insert plus ou moins épais est glissé entre les deux couches. Les matières utilisées peuvent différer d’une marque à l’autre, ou d’un modèle à l’autre, mais on retrouve par exemple parmi elles le coton, le chanvre, la polaire… La serviette se fixe sous la culotte grâce à des boutons-pression, qui permettent de l'ajuster et également de la replier une fois utilisée.

Il existe plusieurs marques de serviettes hygiéniques lavables. La plupart sont en coton bio comme les serviettes du leader du secteur Plim. Elles sont dotées d’une membrane ultra-absorbante aussi efficace que les serviettes jetables. La face du dessous est imperméable, mais respirante, ce qui évite l’humidité de s’installer et procure une sensation sèche. Ainsi, pas de prolifération bactérienne, pas d’odeur, ni de démangeaisons, la serviette se fait vraiment hygiénique ! De plus, fine et pliable, elles sont pratiques et discrètes. Elles existent dans différentes tailles et s'assortissent de coloris classiques, neutres, clairs ou sombres et de motifs à la mode. Recyclables puisque lavables et réutilisables ; elles deviennent incontestablement les plus conseillées du marché pour vos menstruations. 

Aucune protection intime pour le cycle menstruel n’offre autant d’atouts. La serviette lavable en coton bio est la grande gagnante !

Aux vues de tous ces arguments, vous êtes à même de faire le meilleur choix de protection pour vos cycles menstruels et pourquoi pas force de propositions et prescriptrice auprès de  vos amies et de vos filles. Pour vous en procurez, vous pouvez aller sur des sites de vente en ligne écologiques ou des magasins bio spécialisés. Confortables, économiques, et surtout lavables donc ré-utilisables et écologiques, telles sont les caractéristiques de vos nouvelles alliées.